LA PALISSADE
Il prit son fusil et
sortit son chien
Le cheval l’attendait
Écumant sous le soleil de septembre
Était-ce encore l’été
Ou déjà les lumières automnales ?
Le couchant n’allait pas tarder
La terre nue était luisante
Du calme de ce crépuscule naissant
- Avant la tempête s’annonçant
Les naseaux du cheval le sentaient
Le chien se fit attentif
L’homme garda son fusil près de lui
Tout près, la sombre demeure
Comme une menace
Au loin, le cri furtif d’un animal
Soudain on entendit un tir
Lucky Luke se retourna aussitôt
Mais ne vit rien alentour
Il poussa la palissade, songeur,
« Quelle issue à cette planche ? »
17 septembre 2025


