17 juillet 2026

L’ATELIER D’ÉCRITURE DE BOURGUEIL (épisode 1)

 


L’ATELIER D’ÉCRITURE DE BOURGUEIL

Les ateliers d’écriture sont porteurs de bonheur pour les amoureux des mots. Se retrouver, se lancer des défis, sortir de son confort : toute une aventure faite de partage, d’écoute. Celui de Bourgueil n’échappe pas à ce concept généreux.

Une fois par mois, nous sommes quelques-uns à venir couvrir des pages blanches de notre prose échevelée. Comme un banquet guetté avec gourmandise, le rendez-vous est gravé sur nos calendriers. Les échanges sont libres, constructifs. Nous apprenons tous des autres.

A chaque séance, un ou deux exercices d’une trentaine de minutes, plus ou moins élastiques. Les ateliers ne sont pas un concours de vitesse. Chacun avance à son rythme. Lecture à voix haute suivie des sentiments de chacun, des avis bienveillants. Les participants ont souhaité reprendre le travail de l’atelier tranquillement chez eux. Dans leur bulle, au calme, dans leur décor familier, ils peaufinent le premier jet. La séance suivante, nous lisons le travail considéré comme achevé. Même si nous savons tous, qu’écrire ne se termine jamais.

Dans ce numéro de notre Pot à mots, nous vous proposons quelques textes écrits par des participants bourgueillois, avec leur accord. Car s’il est simple de partager un plaisir, voire une passion, franchir le pas pour que son texte se retrouve publié n’est pas nécessairement naturel. Ils sont précédés de l’énoncé du travail proposé.

Nos deux prochains posts seront des exemples d'exercices réalisés dans notre atelier.

A suivre...

15 juillet 2026

Peut-être... , texte de Guy-Mary Lucas extrait du Pot à Mots N°23

 


PEUT-ÊTRE ...

Peut-être qu'un jour j'écrirai que l'écriture s'est perdue, et qu'en la laissant se perdre, c'est l'humain qui s'est perdu.

Peut-être qu'un jour on aura perdu l'écriture et que la culture orale connaîtra une nouvelle apogée. Peut-être que les êtres humains vivant cette ère, auront, grâce à ce processus, développé des facultés cognitives et intellectuelles, telle que la mémoire ou l'analyse.

Peut-être qu'un jour j'écrirai dans ce monde dans lequel personne ne sait lire. Peut-être alors que je leur lirai moi-même ce que j'ai écrit. Et peut-être même que je leur crierai ce que j'ai écrit.

Peut-être qu'un jour j'écrirai même sans papier ni stylos. Peut-être qu'un jour j'écrirai en tapant sur quelque chose, sur un objet qui pourrait s'appeler ordinateur. Peut-être même pourrais-je écrire par la pensée, interconnectée directement à l'ordinateur. Ce jour-là, personne encore ne me lira, Il y aura bien trop de lectures comparées au nombre de lecteurs. Personne ne me lira, enfin personne de biologiquement vivant. Car l'ordinateur, lui, aura lu, il aura trop lu même, y compris ce que je ne voulais pas écrire. Peut-être alors que je n'aurai plus la force de crier, ou peut-être même que j'en aurai même plus l'intérêt.

Peut-être qu'un jour encore, un autre jour, j'écrirai les pieds nus dans le sable. Et que ce jour-ci, les étoiles, la lune, l'univers entier, chacune des particules qui peuplent ce qui serait vide sans elles, tout ce qui entourera mes pieds nus à ce moment-là, oui tout ça, sans aucun doute, lira mes empreintes dans le sable.

14 juillet 2026

Rencontre dédicaces, Etienne Tritt à Bourgueil(37)

 


 

L’association Les Amis du Petit Pavé,
les éditions du Petit Pavé,
la CCTOVAL,
l’Office de tourisme de Bourgueil,
la Maison des Vins de Bourgueil,
le Crédit Mutuel,

vous proposent une rencontre dédicaces avec
Étienne Tritt
à l’occasion de la parution de son roman policier

"Après la nuit, le silence".


Un moment privilégié de partage.

 

13 juillet 2026

La mer, texte de Paule Gontard extrait du Pot à Mots N°23

 


LA MER

La mer est de mauvaise humeur
Et mouille la falaise de sa blancheur.
Elle jaillit et encercle les rochers
De ses vagues déchainées.
Je cueille les gouttes paillettes
Du délire de cette tempête.
Le ressac drape le rivage
Avant de retrouver le large.
La mer a plusieurs mystères.
De la vie, elle est la Mère.
Quand la mer se fait plus sage
Elle caresse ses belles plages
De ses vagues à « l’âme ».
Élégance d’une belle Dame
Qui vient s’échouer sur le sable
Où mes rimes sont effaçables